Obserations d’un charnaysien au conseil municipal de sa commune : Découverte de la méthode ANDRES.

Si comme moi, vous n’êtes pas un professionnel de la politique, mais que vous vous intéressez à ceux qui gouvernent en votre nom, il faut absolument assister au Conseil Municipal de Charnay-Lès-Mâcon. C’est la plupart du temps le lundi à 18h30, à une date connue des élus 2 ou 3 semaines auparavant. Il faut malheureusement questionner un élu, car cette date n’est pas communiquée dans la presse.

Constat fait le lundi 7 Décembre 2015 : toute la communication est verrouillée, grâce à une méthode mise au point par le maire et son équipe.

 

Remarques sur la forme :

Le Conseil Municipal est officiellement ouvert par le Maire et il procède à l’appel. L’instant est solennel, et on se rend compte très rapidement que pour prendre la parole, il faut avoir un micro ouvert.

L’ordre du jour est précédé d’un « monologue » du Maire sur un sujet de son choix, mais souvent les mêmes phrases, les mêmes sont dites et redites, au cas où tout le monde n’aurait pas entendu ! Comme ce n’est pas inscrit à l’ordre du jour, le Maire dit ce qu’il veut, et personne ne peut répondre puisque c’est un « monologue ». Malin ! Il est bien entendu que ce cas de figure ne serait possible dans aucune instance représentative d’une entreprise privée !

Les délais administratifs nous interpellent, mais il faut préalablement connaître le processus de communication.

Les élus de l’opposition ne sont en possession des points qui seront débattus et documents à l’appui que environ 10 jours avant le Conseil Municipal. Des documents, souvent importants, ne sont portés à la connaissance des conseillers municipaux de l’opposition que le soir du Conseil Municipal, et déposé à la place où ils siègent, ce qui ne leur permet pas de pouvoir en discuter avec leurs colistiers

Le compte-rendu du précédent Conseil Municipal du 21 Septembre 2015, qui reprend toutes les interventions faites par le Maire et ses adjoints, les Conseillers Municipaux (surtout ceux de l’opposition), et parfois par certains conseillers de la majorité, n’a été diffusé que le samedi 5 Décembre 2015 à 9H50, soit 11 semaines après cette séance, soit 2 jours avant le Conseil Municipal du 7 Décembre 2015, mais où figure certaines réflexions qui n’ont pas forcément été notées par les colistiers de l’opposition. Pourquoi user de ce droit de véto ? Lorsqu’un élu d’opposition s’étonne sur ce délai, aucune réponse ne lui est donnée, il doit tout simplement accepter sans maugréer et s’incliner !

Les points inscrits à l’ordre du jour sont préparés dans des commissions, et un rapporteur doit les présenter au Conseil Municipal. Il lit et commente un document, qui doit être diffusé aux élus auparavant, idéalement avec l’ordre du jour. Lorsqu’un autre élu d’opposition s’étonne que le texte d’un projet soit diffusé seulement la veille, il n’y a aucune réponse, une nouvelle fois !

A ce moment-là, tout spectateur (même novice) comprend la méthode : dévoiler les informations à la dernière minute pour empêcher toute préparation des élus d’opposition, et quand les questions dérangent, ne pas répondre aux interrogations embarrassantes.

Que de chemin parcouru « en arrière » depuis les belles déclarations de campagne municipale du candidat ANDRES : nous serons à l’écoute, ce sera enfin la démocratie, etc…

 

Observations sur le fond :

Dans son monologue d’introduction, le Maire revient sur un sujet de campagne électorale : l’emprunt indexé sur le franc suisse, appelé « toxique » pour diaboliser le sujet. Bel effet théâtral ! Il en a usé tout au long de sa campagne, c’est son cheval de bataille préféré et il excelle en la matière !

Comme le fond se mêle à la forme, quelques mots pour aider à comprendre.

Charnay-Lès-Mâcon est effectivement une des 900 communes à avoir contracté un tel emprunt dans le passé qui, avec le recul, n’était pas une bonne opération, car indexé sur le taux de change du franc suisse, donc variable. Le décrochage de change voulu par la Suisse pour sa monnaie a mis en difficulté des emprunteurs du « monde entier », et donc aussi 900 communes en France. Charnay-Lès-Mâcon n’était donc pas un « cas isolé », et l’emprunt a servi à la construction du Centre de Loisirs il y a plus de 10 ans.

Monsieur ANDRES siégeait au Conseil Municipal avec d’autres personnes de sa majorité actuelle lorsque la construction du Centre de Loisirs a été votée, y compris pour le mode de financement, par lui-même et ses colistiers de l’époque. S’offusquer aujourd’hui de cette situation comme une vierge effarouchée est du cynisme, et de la malhonnêteté intellectuelle. Interpelé par plusieurs élus de l’opposition, la réponse a été la même : pas de réponse !

Cet article doit pouvoir compléter les informations qui paraissent partiellement dans la presse, mais surtout, il doit inciter les charnaysiens à venir assister au Conseil Municipal de leur commune. Sachons comment nous gouvernent ceux qui ont été élus, et faisons-nous notre propre opinion pour demander des comptes. Quoiqu’il en soit, les élus et colistiers de la liste d’opposition « Bien Vivre à Charnay 2020 » ne manquerons pas de tenir informé les charnaysiens.

 

RP

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